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Qui sommes nous ?

Des gens comme vous regroupés en collectif : des militants politiques, syndicaux et associatifs impliqués localement, des opposants au Traité Constitutionnel Européen, des communistes du PCF et de la LCR, des libertaires, des altermondialistes, des féministes, des écologistes, des pantouflards, des déçus des appareils de parti(s), des précaires, des chômeurs, des gens concernés par le handicap, des pacifistes...
 
C’est ainsi, que Malakoffiots d’origine, d’adoption ou de passage, nous nous sommes retrouvés avec plein d’idées partagées, le désir de « faire ensemble » et la volonté de se ré-approprier, ici et maintenant, l’espace chaleureux et responsable de la citoyenneté.
Lundi 23 juin 2008


Le collectif
Malakoff, Autrement A Gauche !
se réuni ce soir,
lundi 23 juin
à 20h30
Salle des Conférences
22 bis, rue Béranger
Malakoff

par Thierry publié dans : Collectif
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Vendredi 6 juin 2008
Pour faire suite à la séance de cinéma d'hier au soir, l'excellent film "We feed the World, Le marché de la faim" et le débat qui s'en est suivi avec
François Dufour, je vous propose de lire l'interview que vient de donner Jean Ziegler, membre du comité consultatif du conseil des droits de l'homme des Nations unies  sur le site du Monde.fr concernant le sommet de la FAO à Rome.

http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/article/2008/06/06/congres-de-la-fao-a-rome-un-echec-total-pour-jean-ziegler_1054589_3220.html#ens_id=994395


Ainsi qu'un entretien pour l'émission, modeste et géniale, "LaBas, Si j'y suis".

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1377


par Thierry publié dans : Actu
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Mercredi 21 mai 2008

Manifestation régionale
à Paris,

SAMEDI 24 MAI

Dans le second degré, en région parisienne depuis le mois de février, des dizaines de milliers de lycéens, d’enseignants et de parents d’élèves manifestent leur opposition aux 11 200 suppressions de postes (2102 en Ile de France) et à la généralisation du bac pro en 3 ans assortie de la suppression de classes et de sections en BEP à la rentrée 2008 .


Dans le 1er degré, la réussite de tous les élèves risque d'être encore plus compromise. Les nouveaux programmes, rejetés à la quasi-unanimité, traduisent une conception rétrograde et passéiste de l’école ainsi qu’un recul pédagogique et didactique.
Les 19 organisations, rejointes par la FGPEP, demandent à nouveau au Ministre de l’Education nationale de surseoir à ce projet et de prendre le temps d’une concertation approfondie, s’appuyant sur l’avis des spécialistes, des différentes associations et organisations concernées, mais aussi sur ce qu’ont vraiment dit les enseignants à travers les demi-journées où ils ont pu s’exprimer en mars.

La suppression de deux heures d’enseignement par semaine transformées partiellement en heures de soutien après l’école, et la mise en place des stages de « remise à niveau » vont à l’encontre des besoins des élèves en difficulté. Ces réformes constituent au contraire un début d’externalisation de la lutte contre l’échec scolaire qui ne peut qu’aggraver les inégalités, d’autant plus qu’elle s’accompagne de la suppression de moyens (Rased, soutien,...).
Ce budget 2008 de rigueur qui concerne les personnels administratifs comme les personnels enseignants de l'Éducation nationale se traduira par une dégradation importante des conditions de travail dans les rectorats, les IA et les secrétariats d'établissements, ainsi que des conditions d'étude (classes surchargées, abandon d’options, de dédoublements, de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants). Il ouvre la porte à encore plus d’inégalités et d’exclusion.

En lien avec la Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui annonce dès l’an prochain une accélération des suppressions de postes jusqu’en 2012 (20000 par an), il s’inscrit dans une logique libérale de régression et de mise en concurrence des élèves et des établissements. Dans le même temps, les mesures contre les personnels et leurs statuts se multiplient, notamment avec le recours massif aux heures supplémentaires, alourdissant leur charge de travail et fragilisant encore plus les possibilités de suivi individualisé des élèves ainsi que la permanence des enseignements eux-mêmes.

Au lieu de rester sourd et de réprimer les manifestants, singulièrement les lycéens, le gouvernement serait bien avisé d’entendre, enfin, leurs revendications, leurs exigences. Les dernières propositions faites par DARCOS aux lycéens ne peuvent répondre à la revendication de rétablissement des postes supprimés. Elles ne dégagent aucun véritable moyen nouveau et sont largement un leurre, le recrutement des assistants pédagogiques et d’éducation s’avérant déjà fort difficile dans les académies de Créteil et Versailles !

Les organisations signataires appellent tous les citoyens qui s’inquiètent de l’avenir de l’école dont, les parents, les étudiants, les personnels de l'éducation à se mobiliser pour amplifier le mouvement afin d’obtenir le retrait des suppressions de postes et des réformes annoncées et la mise en oeuvre de budgets ambitieux permettant une évolution démocratique et progressiste de l’école.
Elles les appellent à organiser des réunions pour débattre tous ensemble et à aller à la rencontre de la population, des élus, pour mieux les informer du danger de désorganisation et d'une remise en cause sans précédent du service public de l'Education.

Afin d’amplifier les mobilisations des semaines précédentes, les organisations signataires et l'Assemblée Générale Île de France des établissements, dans le cadre d’une grande journée nationale de convergence des parents avec les lycéens, étudiants, enseignants et tous les personnels de l’éducation appellent à une


Manifestation régionale
de l’Île de France à Paris,

 

SAMEDI 24 MAI
 

RdV à 14h30 au RER Luxembourg

FCPE (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95, Île de France); Sud Lycéen; CGT-Educ’ Action Créteil, Paris, Versailles; FSU (Île de France, 75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95); SGEN-CFDT Créteil, Paris, Versailles; SUD Education Créteil, Paris, Versailles; UNSA-Education Île de France; Ligue de l’Enseignement Île de France.

par Thierry publié dans : Actu
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Mercredi 21 mai 2008

En MAI, avec MAAG !
Réapproprions-nous la RUE,
comme lieu de rencontre citoyenne,
à MALAKOFF !

 Vendredi 30 mai

18 h : Rendez-vous à l’angle rue Béranger/rue Salvador Allende

LA VIE S’ÉCOULE … COMME UNE MARCHANDISE !
Chantons et discutons ensemble sur les thèmes de la consommation, l’écologie, l’alimentation…

19 h : lieu annoncé à 18h

APÉRITIF et MISE EN BOUCHE MUSICALE

Apportez de quoi partager un apéro et vos vinyles des années 60 & 70…
 

 
Samedi 31 mai

13h : Rendez-vous au Parc Léon Salagnac

PIQUE - NIQUE CITOYEN ET POLITIQUE

VOS TÉMOIGNAGES: étudiant, ouvrier, citoyen en mai 68.

DÉBAT :  “Les études, le travail. Quels espoirs en 1968 ?
Quelles perspectives en 2008 ?”

Apportez votre pique-nique
et un coup à boire ensemble !




Dimanche 1er juin
 
11h : Rendez-vous sur la pelouse de la Cité Maurice Thorez

CHORALE DE RUE: AMOUR ET LUTTE…
Happening, chanson, orgue de Barbarie…

DÉBAT: “40 ans après Mai 68, qu’en est-il des rapports homme / femme?”

Sortez prendre votre verre avec nous !

 

 "Les révolutions seront festives ou ne seront pas !"

 
Guy Debord

 

par Thierry publié dans : Collectif
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Vendredi 16 mai 2008

                                                      
Politis lance un appel pour organiser l’alternative à gauche. 55 personnalités (artistes, intellectuels, responsables politiques, syndicaux et associatifs) se mobilisent avec Politis pour la création d’un cadre permanent à l’intérieur duquel les forces de gauche sociale et écologiste pourraient mener le débat.


Pour signer l’appel, connectez-vous sur www.appel-a-gauche.org

L'alternative à gauche, organisons-la !


Nous célébrons l’anniversaire de Mai 68.

L
e temps n’est toutefois ni aux commémorations, ni à la nostalgie.

La planète s’est profondément transformée. Le capitalisme se fait toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de l’enrichissement indécent d’une minorité de privilégiés. Les crises financières s’enchaînent et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s’étiole.

C’est à la refondation d’une politique d’émancipation qu’il importe de s’atteler.

En France, le sarkozysme se heurte déjà à la résistance du pays. Dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, d’amples mobilisations se font jour.

À quarante ans de distance, deux questions se reposent à nous : quelles perspectives offrir à la colère sociale ? Comment la volonté de changer radicalement l’ordre des choses peut-elle redonner majoritairement le ton à gauche ?

À cet égard, chacun hélas peut le constater, il manque toujours une force incarnant un projet alternatif.

Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM. Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne politique.

La menace du bipartisme devient plus forte, avec son choix mortifère ramené à deux variantes de l’adaptation au libéralisme. Tout cela peut nous conduire à des désastres comme celui que vient de connaître la gauche italienne, incapable d’empêcher le retour de Berlusconi aux affaires et littéralement disloquée.

Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu’il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d’autres expériences similaires en Europe. Faute de convergence entre des traditions et des cultures jusqu’ici séparées, faute de prendre en compte l’apport des mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années, le champ des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle seule.

Les échecs passés nous instruisent des difficultés de l’entreprise. Nous n’en restons pas moins convaincus que c’est le seul horizon porteur d’avenir.

Un cadre permanent pour faire front.

Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette au peuple d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et des rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force.

Militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel, nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands rendez-vous qui s’annoncent. D’ici l’été, que chacun et chacune se saisisse de cette proposition sur le terrain. Et retrouvons-nous à l’occasion d’un grand rendez-vous national en septembre, afin de prolonger ces échanges.

Premiers signataires :

Paul Ariès, Ariane Ascaride, François Asensi, Clémentine Autain, Christophe Barbillat, Francine Bavay, Hamida Bensadia, Pierre Bergougnoux, Jacques Bidet, Martine Billard, Jean-Jacques Boislaroussie, Patrick Braouezec, Bernard Calabuig, Yves Contassot, Eric Coquerel, Emmanuelle Cosse, Thomas Coutrot, Claude Debons, Bernard Defaix, Marc Dolez, Annie Ernaux, Jean-Claude Gayssot, Jacques Généreux, Susan George, Dominique Grador, Robert Guediguian, Michel Husson, Raoul-Marc Jennar, François Labroille, Frédéric Lebaron, Jacques Lerichomme, Philippe Mangeot, Roger Martelli, François Maspero, Gérard Mauger, Marion Mazauric, Daniel Mermet, Mohammed Mechmache, Philippe Meyrieu, Claude Michel, Yann Moulier-Boutang, Dominique Noguères, Michel Onfray, Christian Picquet, Christophe Ramaux, Yves Salesse, Denis Sieffert, Patrick Silberstein, Evelyne Sire-Marin, Emmanuel Terray, Rémy Toulouse, Marcel Trillat, Christophe Ventura, Marie-Pierre Vieu, Claire Villiers.

par Thierry publié dans : Actu
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Mercredi 14 mai 2008


L’association Commerce équitable de Malakoff

vous invite à une soirée débat autour du film de Erwin Wagenhofer :

WE FEED THE WORLD
LE MARCHÉ DE LA FAIM

Un documentaire sur la pauvreté au coeur de la richesse qui
éclaire la manière dont notre nourriture est produite et tente
de répondre aux questions que pose la faim dans le monde.

Jeudi 5 juin
à 20 h 30

Au cinéma MARCEL PAGNOL

17 rue Béranger, 92240 Malakoff.
Métro : Malakoff-Plateau de Vanves


La projection sera suivi d'un débat avec
François Dufour, ex porte-parole national
de la Confédération Paysanne.

La soirée se prolongera par un apéritif solidaire et une présentation de certains produits issus du commerce équitable.


Réservez votre soirée et venez nombreux !
par Thierry publié dans : Collectif
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Mercredi 14 mai 2008

Le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), regroupant 144 villes de banlieue parisienne, va renouveler son équipe dirigeante, celle qui devra négocier d’ici à 2010 la reconduction ou pas du contrat qui la lie à Veolia.

 

Comme le dit Philippe Kaltenbach, maire socialiste de Clamart : «Au-delà des anciennes pratiques de corruption et quelles que soient les arguties, Veolia s’est suffisamment goinfré.

 

Avec Patrick Braouzec, président de l’agglomération de Saint-Denis, une trentaine de représentants ont décidé de présenter un candidat favorable à un retour en régie contre André Santini, président du Sedif depuis un quart de siècle.

 

Les fait sont là : à 1,69 euro le m3, l’eau du Sedif est parmi les plus chères de France


Mobilisons-nous !

 

Il nous faut exiger des réponses claires aux dénonciations de la Cour régionale des comptes, du Conseil de la concurrence et de l'U.F.C « Que Choisir » sur la gestion opaque, les appels d'offres, les provisions pour travaux n'ayant pas été utilisés à bonne fin, le prix excessif de l'eau et des branchements.

Il nous faut intervenir auprès de nos maires et élus délégués au SEDIF pour qu'ils se prononcent pour le retour en régie publique de la distribution d'eau, alors que d'ici l'automne 2008 doit être retenu le nouveau mode de gestion à partir de janvier 2011.

L'eau est un bien commun qui doit être préservé des intérêts privés !

RASSEMBLEMENT

MERCREDI 14 MAI
A PARTIR DE 18H30

DEVANT LE SIEGE DU SEDIF
14, rue Saint-Benoît à PARIS (métro Saint-Germain-des-Prés)

A l'appel de la Coordination eau IDF pour le retour en régie publique de la distribution d'eau

MOBILISONS- NOUS POUR LE RETOUR EN REGIE PUBLIQUE
DE LA GESTION DE l'EAU !


Contact: eau-idf@orange.fr 

infos et signature de la pétition :
http://www.acme-eau.org

par Thierry publié dans : Actu
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Jeudi 17 avril 2008

A l'initiative du SNES, des parents et des élèves  du lycée Maurice Genevoix de Montrouge, une réunion publique de mobilisation dans l'éducation nationale est organisée


vendredi 18 avril
à 19h00
au foyer Henri Coudon
18, rue Salvador Allende à Bagneux.

Cette initiative est soutenue par le SNES 92 et par la FCPE, ainsi que par Marie-Hélène Amiable, député-maire de la souscription qui met à disposition une salle.

Les 3 villes de la circonscription (Bagneux, Malakoff, Montrouge) sont invitées.
   
   

Tous les niveaux de l’Education sont concernés (école primaires, collèges, lycées).


Tous les représentants des organisations syndicales départementales sont invités, les associations de parents d’élèves et les délégués élèves du mouvement lycéen, ainsi que
les représentants des établissements investis dans le mouvement social qui se dessine le sont aussi.


Credit photo : http://www.phototheque.org/

par Thierry publié dans : Actu
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Mercredi 16 avril 2008
Lu sur Rue 89 : http://www.rue89.com/2008/04/16/mexique-les-brigades-du-petrole-public-a-lattaque

Les opposants à la privatisation de Pemex occupent les assemblées, et des groupes de militantes s'installent dans les rues de Mexico.

L’image est inédite: des députés et sénateurs issus des partis de gauche, vêtus de combinaisons et casqués comme sur une plateforme pétrolière, montent brusquement à la tribune... et s'installent pour l'occuper jour et nuit. C'était le 10 avril, et depuis, aucun accord n’a été trouvé entre les différentes forces politiques, et les deux chambres siégent depuis mercredi dans des lieux "alternatifs".

L’objet de la discorde, c'est Pemex, la compagnie nationale des pétroles mexicains. Une énorme banderole est d’ailleurs toujours déployée en haut des tribunes: "Non à la privatisation du pétrole." Le pays se trouve à nouveau fortement polarisé.

D'un côté, la droite, qui gouverne et vient de proposer une réforme permettant à Pemex de s’associer avec des entreprises privées. De l’autre, la gauche, qui se prépare depuis des mois à livrer une grande bataille contre la privatisation du pétrole, dernier bastion public après les vagues de privatisation des années 80 et 90.

La gauche, regroupée dans le Front ample progressiste (FAP), estime que la réforme proposée par le président Calderon est une "privatisation déguisée", et demande depuis des mois la tenue d’un grand débat national sur l’avenir de Pemex.

Au moment où les politiques montaient aux tribunes, le mouvement de résistance civile de l’ancien candidat à la présidentielle de 2006, Andrés Manuel Lopez Obrador, prenait donc la rue pour ne plus la lâcher.

Les Adelitas, des femmes "brigadistes de défense du pétrole"

Les "brigadistes de défense du pétrole" entourent les palais du pouvoir législatif depuis une semaine maintenant. Surprise, les brigades qui dont face à la police sont formées par des femmes bien organisées, qui se dénomment les Adelitas, en hommage à la révolutionnaire mexicaine de 1910.

 


La nuit, pour garder la place, les hommes viennent les relayer avec une discipline toute militaire. Le caractère pacifique est cependant bien respecté: femmes et hommes s’assoient sur les trottoirs, déploient leurs banderoles en chantant des slogans, mais ignorent les forces de police qui les entourent.

 

(Voir la vidéo, en espagnol, publiée sur le Blog del Astillero.)



la stratégie de la gauche est de confier aux femmes le soin d’entrer les premières en action. Si la revendication principale -la tenue d’un débat national- n’aboutit pas, la gauche a assuré que 100 000 brigadistes dans le pays (dont 20 000 à Mexico) sont prêts à bloquer routes et aéroports.

Les industries pétrolières ont été nationalisées il y a soixante ans

La gauche a bien une forte présence dans la rue, mais le Congrès reste dominé par une alliance entre le PAN (droite au pouvoir) et le PRI (parti au pouvoir pendant 71 ans) qui, ensemble, disposent de la majorité nécessaire pour approuver la dite réforme. Pourtant, les deux groupes ont reconnu que les protestations allait retarder l'adoption de la privatisation.

Le pétrole, nationalisé il y a soixante ans par le général Cardenas, reste un orgueil national dans le pays. En 1938, le général avait bien exproprié les compagnies étrangères, malgré les menaces de représailles américaines. L’actuel président est le premier à toucher à cet héritage, et personne ne peut dire quelle issue aura cette bataille, tant symbolique que politique.

par Thierry publié dans : Actu
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Mercredi 16 avril 2008
 

Lu dans Libération du 16/04/08

Une première : des travailleurs sans-papiers, venus de secteurs différents ont mené hier une grève concertée.
L’opération, menée avec la CGT, a été préparée depuis une semaine dans la plus grande discrétion. Les grévistes, près de 250 selon les organisateurs, ont eu pour consigne de ne pas parler de leur mouvement au téléphone.
Des piquets ont été installés dans une vingtaine de restaurants ou de chantiers franciliens.

A Villejuif, ils étaient environ 80 devant le siège de la fédération nationale de propreté. Objectif : interpeller les entreprises pour qu’elles fassent pression sur le ministère. «On a des intérêts communs : elles ont besoin de main-d’œuvre», martèle une responsable CGT.
«On en a marre d’occuper des églises et d’avoir peur, déclare un gréviste. Aujourd’hui, il faut montrer notre colère.»
par Thierry publié dans : Actu
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