Des gens comme vous regroupés en collectif : des militants politiques, syndicaux et associatifs impliqués localement, des opposants au Traité Constitutionnel Européen, des communistes du PCF et
de la LCR, du NPA, des libertaires, des altermondialistes, des féministes, des écologistes, des pantouflards, des déçus des appareils de parti(s), des précaires, des chômeurs, des gens concernés
par le handicap, des pacifistes...
C’est ainsi, que Malakoffiots d’origine, d’adoption ou de passage, nous nous sommes retrouvés avec plein d’idées partagées, le désir de « faire ensemble » et la volonté de se ré-approprier, ici
et maintenant, l’espace chaleureux et responsable de la citoyenneté.
Soirée de soutien aux jeunes de Tarnac (Julien Coupat est toujours embastillé) mais plus largement à toutes
les victimes de l'anti-terrorisme et de la terreur policière.
Avec lectures en musique et couleurs suivie
d'un débat.
Lecture de poèmes
Nazim Hikmet, Eluard, Nguyen Chi Tien, Hwang
chiu,
Malgré un engagement fort et uni de nombreux élus, d'associations de défense des consommateurs, d'associations de défense du service public et de particuliers,
les délégués du SEDIF ont voté ce matin et ont choisi de conserver son mode actuel de gestion de l'eau. Il restera en régie intéressée et sera délégué à une société privée.
Ce 11 décembre 2008 aurait pu marquer un virage de la politique de l'eau en Ile de France. Mais c'est un jour sombre pour tous ceux qui croyaient possible un retour en régie publique de sa
gestion.
Le vote à bulletins secrets a permis ce résultat : 88 délégués sur 142 ont voté pour le renouvellement du contrat du SEDIF pour la gestion de l'eau à une entreprise privée , 54 ont voté
contre, c'est-à-dire qu'ils choisissaient un mode de gestion en régie directe.
Un vote à bulletins secrets
Alors que le vote concernait un choix de gestion d'une délégation de service public, il s'est opéré à bulletins secrets..., à la demande de 68 délégués de "droite". Ce qui aura permis peut-être aux
délégués les moins courageux, ou à ceux qui s'étaient engagés à voter contre, de se désavouer et d'échapper à la vindicte de leur parti ou de leurs électeurs.
Pourtant hier les comptages des associations et des élus engagés pour un retour à une gestion publique ne prévoyaient pas un tel score. Les déclarations les élus de gauche comme certains de droite
donnaient le résultat du vote incertain ou même défavorable pour le choix que défend M. Santini.
Tout avait été préparé pour couvrir les retourneurs de vestes : le résultat est là !
Quelques liens :
Une descente
degendarmes accompagnés de chiens
renifleurs à l’Ecole de Métiers du Gers, à Auch, à la demande du directeur, a suscité de vives réactions d’enseignants et d’élèves.
Ci joint le témoignage d'un professeur d'une classe de BTS dans le Gers.... dont la seule médiatisation a été sur France Inter dans l'émission de Daniel Marmet, sur le répondeur de "là-bas si j'y
suis" le mardi 18 novembre 2008 à 15h.
Ce n'est pas long, 2' 43''... mais, c'est édifiant.
Cour européenne des droits de l’homme, Comité contre la torture... Soixante
ans après la signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le 10 décembre 1948, des mécanismes permettent aux individus d’exercer des recours quand la France viole leurs
droits.
Mi-novembre, quarante-trois Afghans sont sur le point d’être expulsés de France.
Le départ d’un charter franco-britannique à destination de Kaboul était fixé au 18. La veille, rétropédalage du gouvernement : ils seront remis en liberté.
Saisie par onze d’entre eux, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait demandé dans l’après-midi à la France de renoncer à leur expulsion, dans l’attente de l’examen de leurs
requêtes.
Le ministre de l’immigration, Brice Hortefeux, n’a toutefois pas admis avoir pris en compte cette demande. Une simple coïncidence, donc ? ...
60eanniversaire
de laDéclaration universelle
desdroits de l’Homme
célébré à Malakoff et à Montrouge du 10 au 13 décembre 2008
Le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la Déclaration universelle
des droits de l’homme (DUDH), à Paris, au Palais de Chaillot. La DUDH fête ainsi, cette année, ses 60 ans.
A travers cette commémoration, le mouvement associatif de Malakoff et de Montrouge, dans toute sa diversité, souhaite sensibiliser les citoyens à la Déclaration et à sa
pertinence pour les populations, en France comme partout dans le monde.
En effet, comme le souligne le Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’Onu, « la Déclaration a marqué le début de progrès importants, mais on ne peut pas se permettre
d’être trop complaisants au vu de lalitanie quasi quotidienne de violations des droits
de l’homme commises à travers le monde ».
Au programme :
Mercredi 10 décembre
De 14h à 16h, salle Léo-Ferré de Malakoff : séances de contes
pour les centres deloisir autour des droits de l’Homme et des droits de l’Enfant.
De 18h à 20h : Tableau vivant sur la place du 11 Novembre lançant les
festivités decommémoration du 60eanniversaire de la Déclaration universelle des droits del’Homme à Malakoff.
A 20h30, au cinéma au Marcel-Pagnol (17 rue Béranger à Malakoff):
« Haïti chérie » deClaudio Del Punta, suivi d’un débat avec l'historien Marcel Dorigny (prix des places4,80 €).
Buffet et verre de l’amitié offerts.
Vendredi 12 décembre
De 20h à 22h, soirée gratuite à la Maison de la vie associative de
Malakoff. Buffet et verre de l’amitié offerts.
Projection de 2 films : « Partir ou mourir» de Rodrigo Saez et «L’asile du droit»
deHenri de Latour
Spectacle comique de Hakim - L’emmerdeur sur les droits de
l’Homme.
Autour d’une exposition et d’un buffet, rencontre et
échange avec les associations ducollectif.
Samedi 13 décembre
De 15h à 17h, salle Décapole(5 rue Henri Barbusse à Montrouge): les droits de l'Hommeracontés
aux enfants.
Séance gratuite de contes pour petits et grands, suivie d’un goûter.
De 19h45 à 23h, soirée gratuite à Malakoff à la salle Jour de Fête(47 avenue Pierre Larousse). Buffet et verre de l’amitié offerts.
Projection du spectacle d’Ariane Mnouchkine « lecture de lettres de sans papiers ».
Slams sur la DUDH par Nen(28 rue
VictorHugo).
A 20h, conférence-débat avec l’historien Gilles Manceron sur la déclaration
universelledes droits de l’Homme, ses enjeux et son
actualité.
Manifestations organisées à l’initiative d'un collectif réunissant ACAT, Amnesty International, ATTAC, CCFD,
FCPE, LDH, Mouvement de la Paix, Mes-Tissages, RESF, Secours Catholique, SOS Racisme et avec le soutien de la Municipalité de
Malakoff.
Un article du Monde Diplomatique sur le Grenelle de l'environnement
Repeindre en vert la société de marché
Depuis le 9 octobre, les députés français ont engagé l’examen des articles et amendements du projet de loi
d’orientation visant à donner une traduction législative aux engagements du Grenelle de l’environnement.
Depuis une trentaine d’années, les sociétés industrielles savent que le modèle de la croissance sans fin est
insoutenable en regard des limites des ressources naturelles. Elles n’en ont pas moins poursuivi leur « développement » à une cadence soutenue, malgré les avertissements de lanceurs
d’alerte divers, du Club de Rome des années 1970 au Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). A fortiori, elles sont su élaborer des stratégies et une rhétorique ayant
vocation à occulter la face cachée de la surabondance...Lire la suite.
Une
opération récente, largement médiatisée, a permis d’arrêter et d’inculper neuf personnes, en mettant en œuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois
établie l’inconsistance de l’accusation de sabotage des caténaires, l’affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, « le but de leur entreprise est bien
d’atteindre les institutions de l’État, et de parvenir par la violence – je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise – à troubler l’ordre politique, économique et
social ».
La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n’existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être
reproché. L’inculpation pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste » est plus que vague : qu’est-ce au juste qu’une association, et comment faut-il entendre ce « en vue
de » sinon comme une criminalisation de l’intention ? Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu’il peut s’appliquer à pratiquement n’importe quoi – et que
posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d’exception.
Les personnes inculpées n’ont pas été choisies au hasard, mais parce qu’elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations – dernièrement, celle de Vichy, où
s’est tenu le peu honorable sommet européen sur l’immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain. On a parlé de clandestinité : ils ont ouvert
une épicerie, tout le monde les connaît dans la région, où un comité de soutien s’est organisé dès leur arrestation. Ce qu’ils cherchaient, ce n’est ni l’anonymat, ni le refuge, mais bien le
contraire : une autre relation que celle, anonyme, de la métropole. Finalement, l’absence de preuve elle-même devient une preuve : le refus des inculpés de se dénoncer les uns les autres durant
la garde à vue est présenté comme un nouvel indice de leur fond terroriste.
En réalité, pour nous tous cette affaire est un test. Jusqu’à quel point allons-nous accepter que l’antiterrorisme permette n’importe quand d’inculper n’importe qui ? Où se situe la limite de la
liberté d’expression ? Les lois d’exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la
justice négocier le virage vers un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c’est à nous de la donner, et d’abord en demandant l’arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et
ceux qui ont été inculpés pour l’exemple.
Dans le cadre de la journée internationale de la paix, la bibliothèque de Malakoff a organisé, le samedi 27 septembre
une rencontre-débat sur l’amitié en temps de guerre intitulée Mensonges de guerre : l’Irlande, 30 ans pour unaccord.
En tant que journaliste, Sorj Chalandon, l'invité de cette rencontre, a relaté avec professionnalisme et objectivité
les événements majeurs du conflit nord-irlandais: les grèves de la faim du début des années quatre-vingt, les attentats meurtriers de l’IRA commis sur sol anglais, le soulèvement des ghettos
catholiques, la résistance des quartiers loyalistes fidèles à la Couronne britannique ou encore les cessez-le-feu suspendant les hostilités.
En tant qu’homme, son cœur a clairement balancé du côté des républicains catholiques, discriminés par la majorité
unioniste et opprimés par «l’envahisseur» britannique. Sorj Chalandon a endossé la cause, a noué de solides amitiés, a cru en la sincérité de ces hommes et de ces femmes prêts à tout perdre au
nom d’un idéal.
Pourtant, même parmi les plus justes, rôdaient des traîtres. Pour évoquer ses années de bruit et de fureur,
l’ex-journaliste de Libération se dissimule derrière Antoine, un luthier parisien. Il explore avec beaucoup de franchise et de sensibilité le double drame d’une amitié galvaudée et d’un
engagement militant cruellement trahi.
Mon traître, son dernier roman, est fascinant et émouvant car Sorj Chalandon a vécu la même histoire
qu’Antoine. Son traître à lui s’appelait Denis Donaldson, républicain notoire qui a été abattu en 2006 dans un petit cottage du Donegal, sans que personne ne revendique l’acte ni ne soit
poursuivi. Blessé d’avoir été trahi par un ami, Sorj Chalandon utilise la fiction pour essayer de comprendre ce qui peut entraîner une telle félonie.
Le mouchard "The informer" de John Ford
"Hunger" revisite le martyr carcéral de Bobby Sands
le 26 novembre est sorti le dernier film du réalisateur britannique Steve McQueen, Caméra d'Or au dernier Festival de
Cannes, qui retrace la résistance politique de Bobby Sand dans la terrible prison de Maze, décédé en détention le 5 mai 1981, après 66 jours de grève de la faim.
Un théâtre brutal et nauséabond, où des prisonniers consentent à tous les sacrifices pour se faire
entendre.
Sorj Chalandon a écrit un article sur ce film sur le site Rue89
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