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A l'initiative du SNES, des parents et des élèves du lycée Maurice Genevoix de Montrouge, une
réunion publique de mobilisation dans l'éducation nationale est organisée
vendredi 18 avril
à 19h00
au foyer Henri Coudon
18, rue Salvador Allende à Bagneux.
Cette initiative est soutenue par le SNES 92 et par la FCPE, ainsi que par Marie-Hélène Amiable, député-maire de la souscription qui met à disposition une salle.
Les 3 villes de la circonscription (Bagneux, Malakoff, Montrouge) sont invitées.
Tous les niveaux de l’Education sont concernés (école primaires, collèges,
lycées).
Tous les représentants des organisations syndicales départementales sont invités, les associations de parents d’élèves et les délégués élèves du mouvement lycéen,
ainsi que les représentants des établissements
investis dans le mouvement social qui se dessine le sont aussi.
Credit photo : http://www.phototheque.org/
Lu sur Rue 89 : http://www.rue89.com/2008/04/16/mexique-les-brigades-du-petrole-public-a-lattaque
Les Adelitas, des
femmes "brigadistes de défense du pétrole"
Les "brigadistes de défense du pétrole" entourent les palais du pouvoir législatif depuis une semaine maintenant. Surprise, les brigades qui dont face à la police sont formées par des femmes
bien organisées, qui se dénomment les Adelitas, en hommage à la révolutionnaire mexicaine de 1910.
La nuit, pour garder la place, les hommes viennent les relayer avec une discipline toute militaire. Le caractère pacifique est cependant bien respecté: femmes et hommes s’assoient sur les
trottoirs, déploient leurs banderoles en chantant des slogans, mais ignorent les forces de police qui les entourent.
(Voir la vidéo, en espagnol, publiée sur le Blog del
Astillero.)
40 ans après mai 68, comment faire pour éviter les commémorations nostalgiques ? Peut-être en se
posant cette question : y a-t-il aujourd’hui moins de raison de se révolter qu’en 68 ? Le
temps qui passe a-t-il donné raison à ceux qui sont passés « du col Mao au Rotary » (1) ? La « mondialisation heureuse » vantée par Alain Minc il y a 10 ans aurait-elle entre-temps amélioré la
face du monde ?
Poser la question, c’est y répondre, et il suffit d’ouvrir les journaux pour comprendre où nous mène le
bateau ivre du capitalisme. Le petit tableau du monde que l’on peut dresser aujourd’hui ne prête guère à l’optimisme. La crise bancaire fonctionne ici comme un véritable révélateur : les masses gigantesques d’argent accumulées aux dépens des salariés du monde entier revendiquent des rendements toujours plus
élevés.
Pour y arriver, l’économie mondiale a été transformée en un casino planétaire où l’on peut jouer sur à peu près tout pour faire encore plus d’argent. On spécule sur l’économie virtuelle, sur
les emprunts des Américains les plus pauvres, et maintenant sur les matières premières. Tout ce que touche le capitalisme est transformé en marchandise, jusqu’au génome humain ou aux plantes
tropicales, sans parler des OGM dûment brevetés.
Dans le même temps, on explique aux salariés qu’ils ne travaillent pas assez longtemps, qu’ils sont trop payés, qu’ils vivent au dessus de leurs moyens, et que telle est la grande loi de
l’économie.
Les émeutes de la faim qui ont éclaté à travers le monde (Egypte, Côte d’Ivoire, Haïti, etc.) illustrent l’un des aspects les plus pervers de la mondialisation. Les prix des matières premières ont augmenté et ce devrait être une bonne nouvelle pour une bonne partie des pays du Sud qui les produisent. Mais des années de politique néo-libérale les ont conduit à une dépendance alimentaire qui les exposent directement à la hausse des prix.
Le Venezuela est le seul pays au monde où la rente pétrolière est, en partie au moins, redistribuée au
profit des plus démunis. La hausse du prix du pétrole lui procure des ressources
croissantes. Et pourtant, la population se plaint aujourd’hui de l’augmentation des prix
et de la pénurie. La « malédiction des matières premières », en l’occurrence la rente
pétrolière a en effet conduit ce pays à renoncer à l’autosuffisance et il importe une
bonne partie de son alimentation. Il le paie d’autant plus aujourd’hui que la bourgeoisie locale organise la pénurie et l’inflation pour déstabiliser le gouvernement Chávez en vue des élections régionales de Novembre.
Le cas du Mexique pointe un autre aspect du problème. La production de maïs y a été à peu près
abandonnée : après la suppression des prix de garantie et des quotas d’importation, le maïs étasunien,
fortement subventionné, a déferlé sur le marché mexicain. L’augmentation brutale du prix du maïs a
frappé de plein fouet les couches sociales les plus défavorisées. L’une des principales raisons de cette hausse est la réduction des surfaces cultivées au profit des agrocarburants. Bref, les
Mexicains pauvres crèvent de faim pour que les riches puissent continuer à rouler en voiture. Tel est le symbole des dérives du monde charmant dans lequel nous vivons. Aux prodigieuses
inégalités sociales, s’ajoute désormais la lutte pour l’appropriation des ressources non renouvelables.
La révolte est donc aujourd’hui aussi légitime et nécessaire qu’il y a 40 ans, sinon plus. Car le monde est au fond dirigé par une bande de criminels. A la base de la crise bancaire, il n’y a rien d’autre qu’une délinquance financière aux proportions inconnues. Ceux qui ont
escroqué les ménages américains sont des délinquants.
Mais les banques qui ont fait circuler ces créances après les avoir « titrisées » ont également commis un délit en fermant les yeux sur leur vraie valeur. Délinquants aussi, et même criminels,
ceux qui forcent les paysans à acheter leurs semences génétiquement modifiés et ceux qui, à travers le monde, surexploitent des salariés constamment menacés de délocalisations et autres
restructurations. Sans parler de la délinquance intellectuelle dont sont coupables les économistes qui vous expliquent que tout va bien dans le meilleur des mondes et que, d’ailleurs, il n’y a
pas d’alternative.
(1) ceci est une allusion à la Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, publiée en 1986 par Guy Hocquenghem, et rééditée en 2003 aux Editions Agone.
François Béranger avait posé cette question en 1981, peu après l'arrivée de François Mitterand au pouvoir. Pareille question
est plus que jamais d'actualité en ces temps de pré-explosion sociale.
François Béranger avait l'art de dire les choses sans circonvolutions, sans mettre d'eau dans son vin.
Pas vraiment le genre "politiquement correct", ni d'ailleurs le genre "politiquement incorrect" qui n'est qu'une autre façon d'anesthésier les consciences. Il forçait parfois un peu le trait
("L'état de merde" par exemple), à peine d'ailleurs, mais derrière quelques expressions "grossières" et quelques raccourcis hilarants se révelait la subtilité du libre-penseur et de
l'artiste.
"Tranche de vie" , la première chanson de Béranger sort en 1969, un an après les événements qui auront été un élément déclencheur pour l’avenir de ce "gratouilleur" qui embrassera après cela la
carrière de chanteur.
François Béranger ne chantait pas pour plaire, mais pour ne pas se taire. Rarement joué par les radios, il n’a pratiquement pas fait de télé ; jugé trop insurgé, simplement parce qu’en
commentant l’actualité, il savait pointer le manque d’humanité, le besoin de résister.
A défaut de monopoliser les radios et la TV, François Béranger se découvre entre amis, comme un livre interdit ayant échappé à l'autodafé. C'est la rencontre d'un grand frère qui a su mettre en
paroles et en musique nos révoltes et nos espoirs, avec une irrévérence que nous n'avons pas osé exprimer et un humour effronté propre à la connivence.
On ne citera certainement pas son nom lors de ce quarantième anniversaire qui s’annonce déjà comme une tentative d'enterrement de première classe.
Si les leaders de mai 68 ont pris du bide, les chansons de Béranger n’ont pas pris une ride.
« Les purs et durs du premier rang » sont gentiment rentré dans le rang, jetant le bébé libertaire avec l’eau du bain libéral.
La chanson « Mamadou m’a dit » dénonce t-elle une époque révolue ?
Pourquoi les élections nous font souvent penser à « Magouille Blues » ?
Quand Béranger chantait « En avant pour le grand bon en arrière », on prenait ce texte comme un avertissement, nous ne nous attendions pas à ce qu’il dépeigne aussi justement notre situation
actuelle.
Je sais bien qu’une chanson
C’est pas tout à fait la révolution
Mais dire les choses c’est déjà mieux que rien
Et si chacun f’sait la sienne dans son coin
Comme on a les mêmes choses sur le cœur
Un jour on pourrait chanter en chœur...
Manifeste, 1974
L'hommage à François Béranger, "Tous Ces Mots Terribles", sera disponible dans toutes les bonnes crèmeries LUNDI 21 AVRIL.
Mardi
15 avril à partir de 19h, diffusion en avant première
Confluences
190 bd de Charonne
75020 Paris - M° Alexandre Dumas
Tous ces mots terribles
CD Hommage à François Béranger
http://www.myspace.com/touscesmotst...
"Zara et sa grand-mère arménienne se sont réfugiées en France en 2004 pour échapper aux persécutions et aux
agressions répétées dont elles faisaient l’objet en raison des activités politiques du père de Zara, lui aussi poursuivi et disparu" explique un communiqué de Réseau éducation sans frontières.
C’est une fois réfugiées en France qu’elles ont appris sa mort dans des conditions douteuses. Plus de famille en Arménie : leur seule famille c’est elles deux réunies
... et toute la France !
"Pourtant, l'asile leur a été refusé. Et maintenant, trop content de s'abriter derrière ce
refus de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides, ndlr), le préfet des Hauts-de-Seine ordonne à la grand-mère de quitter la France dans le délai d'un mois", poursuit
RESF, selon qui "Zara sera aussi expulsée au prochain tour..."
Malgré la mobilisation d'une centaine de personnes, dont une trentaine de lycéens, le mercredi 9 avril après-midi devant la sous-préfecture d'Antony (Hauts-de-Seine), la demande d'asile de la grand-mère de Zara a été refusée et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) d’ici le 26 avril a été délivrée à son encontre.
Zara est une jeune clamartoise, étudiante en Bac Pro au lycée Montesquieu du Plessis Robinson, qui fait de la danse et écrit des poésies.
Orpheline de mère, Zara a été élevée dès sa naissance par sa grand-mère maternelle Rosa aujourd’hui âgée de 64 ans, arménienne, sans famille.
Nous ne pouvons laisser Zara dans sa détresse. Une seule solution,
la régularisation de Zara et sa grand-mère.
"Il y a cent ans, un grand américain, qui jette sur nous aujourd’hui son ombre symbolique, a signé la Proclamation d’Emancipation. Cet arrêté d’une importance capitale venait porter lumière, comme une phare d’espoir, aux millions d’esclaves Noirs marqués par les flammes d’une injustice foudroyante, et annonçait l’aube joyeuse qui allait mettre fin à la longue nuit de la captivité.
Mais un siècle plus tard, nous devons faire le constat tragique que les Noirs ne sont pas encore libres. Un siècle plus tard, la vie des Noirs reste entravée par la ségrégation et enchaînée par la discrimination. Un siècle plus tard, les Noirs représentent un îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle . Un siècle plus tard, les Noirs languissent toujours dans les marges de la société américaine, des exilés dans leur propre terre. Alors nous venons ici aujourd’hui pour dramatiser notre condition effroyable.
Nous venons à la capitale de notre nation pour demander, en quelque sorte, le paiement d’un chèque. Quand les architectes de notre république écrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d’Indépendance, ils signèrent un billet à l’ordre de chaque américain. C’était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliénable a la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur.
Il est aujourd’hui évident que l’Amérique a manqué a cet engagement quant à ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l’Amérique a passé au peuple Noir un
chèque qui revient marqué « sans provisions ». Mais nous ne saurons croire que la banque de la Justice a fait faillite. Nous ne saurons croire qu’il n’y a plus suffisamment de
provisions dans les grands coffres d’opportunité nationaux.
Alors nous venons exiger paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice. Nous venons également à cet endroit sacré pour
rappeler à l’Amérique l’urgence absolue du moment. Ce n’est pas le moment de prendre le luxe de laisser calmer les esprits, ni de nous laisser endormir par une approche gradualiste.
Il est temps de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour prendre le chemin ensoleillé de la justice raciale.
Il est temps d’ouvrir les portes de l’opportunité à tous les enfants de Dieu. Il est temps de tirer notre nation des sables mouvants de l’injustice raciale jusqu’au rocher solide de la
fraternité.
Que la nation ne tienne pas compte de l’urgence du moment, qu’elle sous-estime la détermination des Noirs, lui serait fatal. Cet été étouffant du mécontentement légitime des Noirs ne prendra fin qu’à l’arrivée d’une automne vivifiante qui amènera liberté et égalité. L’année 1963 n’est pas une fin, mais un début. Ceux qui veulent croire que les Noirs seront satisfaits seulement de s’exprimer avec force auront un fâcheux réveil si la nation revient aux affaires habituelles comme si de rien n’était. L’Amérique ne connaîtra ni repos ni tranquillité tant que les Noirs ne jouissent pas pleinement de leurs droit civiques. Les orages de la révolte continueront à secouer les fondations de notre pays jusqu’au jour où la lumière de la justice arrivera.
Mais il y a quelquechose que je dois dire à mon peuple, qui est sur le point de franchir le seuil de la justice. En luttant pour prendre notre juste place, nous ne devrons pas nous rendre coupables d’actes injustes. Ne buvons pas de la coupe de l’amertume et de la haine pour assouvir notre soif.
Nous devons toujours conduire notre lutte dans un haut souci de dignité et de la discipline. Nous ne pouvons pas laisser notre protestation créative dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons atteindre ce niveau exalté où nous opposons à la force physique, la force de l’âme. Le militantisme merveilleux qui a pris la communauté noire ne doit pas nous amener à nous méfier de tous les Blancs, puisque beaucoup de nos frères Blancs, on le voit par leur présence ici aujourd’hui, se sont rendus compte que leur destin est lié au nôtre, et que leur liberté dépend étroitement de la nôtre. Nous ne pouvons pas marcher seuls.
Et quand nous marchons, nous devons jurer d’aller toujours de l’avant. Nous ne pouvons pas faire demi-tour. Il y en a qui demandent aux fervents des droits civiques, « Quand serez-vous
satisfaits ? » Nous ne saurons être satisfaits tant que nous ne pouvons pas laisser nos corps fatigués se reposer dans les motels des routes ni les hôtels des villes. Nous ne saurons
être satisfaits tant que les Noirs ne peuvent bouger que d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne saurons être satisfaits tant qu’un Noir du Mississippi n’a pas le droit de voter et
qu’un Noir à New York ne voit rien pour lequel il peut voter .
Non, non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons satisfaits que le jour où la justice se déchaînera comme les eaux, et que la rectitude sera comme un fleuve puissant.
Je ne suis pas sans savoir que certains d’entre vous arrivent ici après maintes épreuves et tribulations. Certains d’entre vous viennent directement des cellules étroites de prison. Certains d’entre vous viennent des régions où votre quête pour la liberté vous a laissés meurtris par les orages de la persécution et renversés par le vent de la brutalité policière. Vous êtes les vétérans de la souffrance créative. Persévérez dans l’assurance que la souffrance non-méritée vous portera rédemption.
Retournez au Mississippi, retournez en Alabama, retournez en Géorgie, retournez en Louisiane, retournez dans les ghettos et quartiers pauvres de nos villes du Nord, en sachant que cette situation, d’une manière ou d’une autre, peut être et sera changée. Ne nous complaisons pas dans la vallée de la désespoir.
Je vous dis aujourd’hui, mes amis, que malgré les difficultés et les frustrations du moment, j’ai quand même fais un rêve. C’est un rêve profondément enracinée dans le rêve américain.
J’ai fait un rève, qu’un jour, cette nation se lèvera et vivra la vrai signification de sa croyance : « Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux. »
J’ai fait un rève, qu’un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
J’ai fait un rève, qu’un jour même l’état de Mississippi, un désert étouffant d’injustice et d’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.
J’ai fait un rève, que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère. J’ai fait un rêve aujourd’hui.
J’ai fait un rève, qu’un jour l’état de l’Alabama, dont le gouverneur actuel parle d’interposition et de nullification, sera transformé en un endroit où des petits enfants noires pourront prendre la main des petits enfants blancs et marcher ensemble comme frères et soeurs.
J’ai fait un rêve aujourd’hui.
J’ai fait un rêve, qu’un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne sera nivelée, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront faits droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble.
Ceci est notre espoir. C’est avec cet espoir que je rentre au Sud. Avec cette foi, nous pourrons transformer les discordances de notre nation en une belle symphonie de fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, être emprisonnés ensemble, nous révoltons pour la liberté ensemble, en sachant qu’un jour nous serons libres.
Quand ce jour arrivera, tous les enfants de Dieu pourront chanter avec un sens nouveau cette chanson patriotique, « Mon pays, c’est de toi, douce patrie de la liberté, c’est de toi que je chante. Terre où reposent mes aïeux, fierté des pèlerins, de chaque montagne, que la liberté retentisse. »
Et si l’Amérique veut être une grande nation, ceci doit se faire. Alors, que la liberté retentisse des grandes collines du New Hampshire. Que la liberté retentisse des montagnes puissantes de l’état de New York. Que la liberté retentisse des hautes Alleghenies de la Pennsylvanie !
Que la liberté retentisse des Rocheuses enneigées du Colorado !
Que la liberté retentisse des beaux sommets de la Californie !
Mais pas que ça, que la liberté retentisse des Stone Mountains de la Georgie !
Que la liberté retentisse des Lookout Mountains du Tennessee !
Que la liberté retentisse de chaque colline et de chaque taupinière du Mississippi !
Que la liberté retentisse !
Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque état et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs et Gentils, Catholiques et Protestants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir, « Enfin libres ! Enfin libres ! Dieu Tout-Puissant, merci, nous sommes enfin libres ! »
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