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Il est même bien vivant ! Lors de sa première réunion post-électorale, le jeudi 27 mars, des membres de « Malakoff, autrement à gauche ! » ont décidé de continuer l’aventure engagée avec la constitution d’une liste pour les élections municipales.
Plusieurs groupes de travail sont en train de se mettre en place pour proposer des actions sur des sujets aussi divers que variés.
Déjà, plusieurs d’entre-nous gambergent sur Mai 68, hier et aujourd’hui ; l’opération Vélib’ à Malakoff, le Grand Paris ; le fonctionnement de l’intercommunalité Sud-de-Seine ; le rôle et la place des associations dans notre ville, les conditions nécessaires au développement d’une culture pour tous...
Les lancements d’un site Web et d’un journal sont également en chantier et, pourquoi pas, la création d’un café citoyen… entre autres !!!
Bref, du travail pour les jours, les semaines, les mois et les années qui viennent.
Si un de ces projets vous intéresse, ou si vous avez d’autres idées à proposer pour engager une réflexion et un
travail collectifs, rejoignez le collectif M.A.A.G ! (Malakoff, Autrement A
Gauche !).
Notre prochaine réunion se tiendra le mercredi 9 avril à partir de 20h00 à la Maison des associations.
Nous sommes là, et bien là.
Résolument autrement !
Résolument à gauche !
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Au moment où la mise en place (imminente) de stations Vélib à Malakoff
est présentée comme une avancée dans l'engagement écologique de la municipalité, on peut tout de même s'interroger sur le bien fondé d'une telle initiative...
Combien de nouveau panneaux publicitaires viendront-ils polluer Malakoff ? Rien contre les vélos, ni le succès des libres-services (17 millions d'utilisateurs de Vélib' à Paris), mais une alerte des citoyens et des maires concernant le risque de coupler l'installation de ce type de service à la concession de l'exploitation de la publicité dans la ville... L'association Résistance à l'agression publicitaire (R.A.P.) lance une campagne intitulée « Pour des vélos libérés de la publicité.» Notre objectif n'est pas de discuter l'utilité, ni le succès du système des vélos en libre service mais bien d'en dénoncer le mode de gestion et ses conséquences. Nous souhaitons, d'une part, informer les citoyens sur le fonctionnement et les contreparties de ces vélos en libre service (VLS) couplés à de la publicité d'autre part, alerter les maires sur les dangers de lier le marché des VLS avec le marché publicitaire et de les inciter à mettre en place un véritable service public de VLS.
Si vous souhaitez réagir ou agir
> Signer et diffuser le « Manifeste pour des vélos libérés de la
publicité » pour les associations, collectifs, organisations politiques ou la « pétition pour des vélos libérés de la publicité » pour les citoyens, ManifesteA l'heure du réchauffement climatique, l'instrumentalisation d'un projet utile comme le système des vélos en libre service (VLS) par les publicitaires est particulièrement grave pour la société et l'environnement car avant d'être un projet de développement d'un mode de transport non polluant, le système des VLS est avant tout un marché publicitaire. La contrepartie des VLS se traduit par une augmentation du nombre de publicités avec la généralisation du défilement des panneaux. Systèmes déroulants et le plus souvent lumineux qui décuplent leur impact sur les paysages, provoquant une gêne visuelle conséquente pour les habitants et un gaspillage énergétique inacceptable. Alors que de plus en plus de villes et de citoyens souhaitent une diminution de la pression publicitaire, il est intolérable que les VLS servent à justifier une inflation de publicités.
En outre, contrairement aux idées reçues, les VLS ne sont pas gratuits et encore moins payés par la publicité. Avec ce système, les
villes abandonnent une recette potentielle très importante : la redevance qu'elles toucheraient normalement avec les panneaux publicitaires. Parfois, cette redevance n'est pas jugée
suffisante par les afficheurs, qui demandent des contreparties supplémentaires, comme l'argent de la location des vélos, etc.
De plus, la collusion du marché des VLS avec la publicité limite le choix des opérateurs aux spécialistes de la publicité, excluant
des appels d'offre les professionnels du vélo qui ne proposent pas de gérer de l'affichage publicitaire. Il n'est donc pas question de discuter l'utilité de ce projet de vélos en libre service mais bien d'en dénoncer le mode de gestion. Aucune raison fonctionnelle ne justifie de lier vélos et panneaux publicitaires. Au contraire, les collectivités gagneraient davantage notamment en termes de transparence des coûts, de souplesse de fonctionnement et de respect de la concurrence, à dissocier le marché publicitaire du marché des vélos en libre-service. Plusieurs villes ont envisagé la mise à disposition de vélos en libre service comme un véritable service public. Ainsi, la communauté d'agglomérations du Val de Loire a offert des VLS au même coût que les entreprises d'affichage, mais sans couplage avec un marché publicitaire. Véritable autorité organisatrice de la promotion de ce service, la ville ne se trouve pas pieds et poings liés au marché publicitaire. |
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Björk à Shanghaï
Ce n'est toujours qu'un
début...
Des éditeurs, des revues, des journaux, des sites internet, des librairies, des instituts, des fondations, des lieux et des espaces
culturels tentent d’interpréter le monde pour transformer l’ordre des choses.
Ils se sont réunis et proposent
d’organiser ensemble, au printemps prochain, un « Mai 68, ce n’est pas qu’un début, c’est une actualité urgente ». C’est à cette fin qu’ils lancent cet appel, ici et au-delà des
frontières.
Cinq ans après le renversement du régime de Saddam Hussein par la coalition conduite par les États-Unis, l’Irak demeure l’un des pays les plus dangereux au monde, a déclaré Amnesty International
ce lundi 17 mars 2008.
Dans son nouveau rapport, Carnage and Despair, l’organisation affirme que les attaques et les homicides motivés par l’intolérance religieuse et perpétrés par les groupes armés, la torture et les
mauvais traitements imputables aux forces gouvernementales irakiennes et la détention prolongée de milliers de suspects par les forces américaines et irakiennes ont eu des conséquences tragiques,
forçant plus de quatre millions d’Irakiens à fuir leur foyer. Nombre de prisonniers sont détenus sans inculpation ni jugement, parfois pendant des années.
Des millions de dollars ont été dépensés pour la sécurité. Pourtant, aujourd’hui, deux Irakiens sur trois n’ont toujours pas accès à l’eau potable et près d’un sur trois – quelque huit millions
de personnes – survit grâce à l’aide d’urgence.
« Le régime de Saddam Hussein était synonyme de violations des droits humains, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-orient et Afrique du Nord d’Amnesty International, mais son
renversement n’a apporté absolument aucun répit au peuple irakien. »
Des milliers de personnes ont été tuées ou mutilées et les communautés qui vivaient autrefois en relative harmonie se retrouvent en conflit ouvert. Ce sont les civils qui paient le plus lourd
tribut à cette situation. Pour de nombreuses femmes, désormais exposées aux violences des militants religieux, les conditions de vie se sont détériorées depuis l’époque de Saddam Hussein.
D’après le rapport, même dans la région kurde du nord de l’Irak, relativement pacifique, la croissance économique n’a pas été accompagnée d’un plus grand respect des droits humains.
« Des arrestations et des détentions arbitraires, ainsi que des actes de torture, continuent d’être signalés, même dans les provinces kurdes, a indiqué Malcolm Smart. L’opposition politique
pacifique n’est guère tolérée. Les opposants politiques sont maintenus en détention sans jugement et les prétendus crimes " d’honneur " – lorsque des femmes sont tuées par des membres de leurs
familles – demeurent un fléau bien ancré que les autorités dénoncent mais ne s’attachent pas à combattre comme il se doit. »
Nul ne sait exactement combien de personnes ont été tuées en Irak depuis l’invasion conduite par les États-Unis en mars 2003. Selon la plus grande enquête, menée conjointement par
l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le gouvernement irakien et publiée en janvier 2008, plus de 150 000 personnes ont été tuées entre mars 2003 et juin 2006. D'après les Nations unies,
près de 35 000 personnes ont trouvé la mort en 2006, dernière année pour laquelle des chiffres sont disponibles.
Le problème persistant de l’insécurité a miné les initiatives visant à rétablir l’ordre. Toutefois, lorsque les autorités irakiennes ont été en mesure de faire respecter les droits humains, elles n’ont guère marqué d’empressement en la matière. Les procès iniques sont monnaie courante, des condamnations étant prononcées sur la base d’éléments de preuve extorqués sous la torture, et des centaines de personnes ont été condamnées à mort.
« C’est l’un des aspects les plus inquiétants pour l’avenir, a conclu Malcolm Smart. Même confrontées à des preuves accablantes de torture perpétrée sous leur surveillance, les autorités
irakiennes n’ont pas traduit les auteurs de ces agissements en justice – et les États-Unis et leurs alliés se sont abstenus de l’exiger. »
Crédit photo : http://www.phototheque.org
Aujourd'hui, jeudi 13 mars, Libération laisse son journal aux écrivains.
Ci-après, un texte de Gérard Mordillat.
Trahis jusqu’à quand ?
Exemples de dénis démocratiques.
Une colère court de Rennes à Aix-en-Provence, de Metz à Lyon, de Limoges à Amiens, à Lille, à Marseille, à Paris… partout où des hommes et des femmes se réunissent pour parler de ce qui ne va pas
en France aujourd’hui, du réel. Pas du retable des Merveilles que nous font admirer quotidiennement les membres du gouvernement sur les télévisions et les radios : le chômage baisse, le pouvoir
d’achat ne va pas tarder à progresser, les prix à la consommation sont sous contrôle et autres sornettes débitées sans qu’aucune voix ne vienne s’y opposer. Une colère qui prend sa source dans
deux monts analogues, le déni démocratique que représentent l’adoption du traité de Lisbonne par voie parlementaire et l’écart sans cesse grandissant entre les plus hauts revenus et les plus
bas.
Alors, la question revient sans cesse : jusqu’à quand ? Jusqu’à quand accepterons-nous que les élus non seulement trahissent leurs promesses de campagne (c’est banal, voire folklorique) mais
bien plus gravement trahissent leur mandat et l’exercice même de la démocratie en déniant au peuple la capacité à se prononcer sur son avenir ? Jusqu’à quand accepterons-nous que des entreprises
ferment, soient délocalisées ou vendues, mettant au chômage des milliers de salariés alors que les groupes qui les contrôlent dégagent des profits extraordinaires ? Jusqu’à quand accepterons-nous
que les dirigeants des entreprises soient rétribués en millions d’euros alors qu’il est de bon ton de s’offusquer d’un Smic à 1 500 euros ?
Si l’exercice démocratique est confisqué, si l’ensemble du monde du travail ne cesse de s’appauvrir, si les syndicats
n’ont d’autre place que celle de «partenaires sociaux» qu’on leur assigne, jusqu’à quand allons-nous nous taire et rester sans rien faire ? Comment ne pas entendre que la violence populaire sera
demain la seule réponse possible pour tous ceux qui étouffent dans cette société où «tais-toi pauvre con!» est devenu la devise de l’Etat et de ses représentants ?
La nuit du 31 décembre, Gary et les membres de l’atelier de recherches mécaniques de
Mondial Laser, une entreprise de pointe vendue à l’Inde par un fonds spéculatif américain, prennent possession d’un navire de luxe, le Nausicaa. À bord, les actionnaires du fonds et leurs invités
célèbrent au champagne une année de bénéfices records.
Lui, c'est Rudi. Il n'a pas trente ans. Elle, c'est Dallas. Bien malin qui pourrait dire pourquoi tout le monde
l'appelle comme ça. Même elle a oublié son nom de baptême... Rudi et Dallas travaillent à la Kos, une usine de fibre plastique.
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