Questionnaire de la LDH

Publié le par Thierry

A l'occasion des élections municipales, la section du 92 sud de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) interpelle les candidats de Malakoff, Bagneux et Montrouge en leur soumettant un questionnaire.

Voici les réponses de la liste "Malakoff, Autrement à gauche" :


 1. Quelle politique comptez vous mettre en place pour favoriser l'intégration des immigrés sur votre commune ? Quelles mesures concrètes ?

Les immigrés qui vivent dans la commune, qui parfois y travaillent, qui y paient des impôts doivent avoir les mêmes droits que les autres citoyens.

Pour ce faire la municipalité pourra prendre des initiatives pour tenter d'imposer une loi pour le vote des étrangers (Statut d'élus associés au conseil municipal, par exemple…).

 

2. Quelle est votre position concernant le droit de vote et d'éligibilité des étrangers non communautaires aux élections locales ?

 

Cela rejoint la première réponse. Les étrangers non communautaires doivent pouvoir voter et être éligibles.

3. Comment comptez-vous favoriser la vie associative et la démocratie locale (notamment la prise en compte de la représentation de la jeunesse ou de la population immigrée) ?

La participation à la vie sociale, culturelle et économique de la ville doit rester ouverte à l’initiative citoyenne de tous et toutes

Une information réellement transparente des citoyens doit être instaurée, par tous les moyens disponibles (panneaux d’affichage, site Internet interactif, journal municipal).

 Notre objectif est de permettre une réelle implication de TOUS les citoyens dans la vie communale, y compris les habitants de Malakoff de nationalité étrangère.

A l’initiative d’un nombre minimal (à fixer) de citoyens de Malakoff, la possibilité d’un référendum sur les questions d’importance intéressant tous les habitant-e-s de la commune devrait être instaurée.

Des réunions de quartier organisées, animées et présidées par les habitants, avec participation des élus et des services techniques de la municipalité, devraient être constituées afin de permettre une expression collective, parfois contradictoire, des besoins des habitants.

Au quotidien, nous proposons que chaque établissement public municipal (sportif, culturel, social…) soit doté d’un cahier de communication où tout habitant pourrait déposer des commentaires, des questions, des suggestions, des critiques ou des félicitations. Une équipe municipale répondra personnellement au dépositaire du message et informera les élus.

Nous souhaitons mettre en place un conseil municipal des jeunes doté d'un budget qu’ils seront chargés d'animer et qui sera force de propositions.

4. Quelles mesures concrètes pour limiter ségrégation et exclusion sociale ?

Notre démarche de participation devrait nous permettre de collecter auprès des habitants les éléments de ségrégation et d'exclusion dont ils ont été les témoins ou les victimes.
Suivant la nature de ces éléments (racisme, sexisme, homophobie, extrême pauvreté, difficultés liées au handicap ou à l'appartenance politique ou religieuse),
nous interviendrons auprès des auteurs et des victimes en fonction des textes de lois si ceux ci nous paraissent adaptés, si non nous lutterons pour dénoncer ces textes et les faire changer.
De manière préventive, des campagnes sur des sujets de solidarité ciblée seront mise en oeuvre.
L'air du temps nous montre que la précarité financière va malheureusement tendre à se développer.
L'alimentation, le logement, la santé et l'éducation des plus pauvres d'entre nous devraient s'en ressentir.
Ceci sera la priorité de nos élus.

Il est difficile de s'engager plus avant sans connaître plus précisément la réalité communale.

5. Quel avis portez vous sur la mise en place du fichier base élève ?

Le fichier "Base Élèves" permet de savoir pas mal de choses sur chaque enfant : lieu de naissance, année d’arrivée en France, nationalité, aides sociales, absentéisme, parcours scolaire (redoublements...), langues vivantes étudiées, horaires et mode de transport domicile école, horaires et mode de garde avant et après l’école...: il est probable que ce fichier ne serve pas qu’à produire des statistiques à des fins pédagogiques.

La loi Sarkozy sur la délinquance du 5 mars 2007 a modifié le code de l’éducation et enjoint aux maires de croiser les fichiers d’élèves avec les fichiers d’attribution d’aides sociales - afin par exempte de supprimer les allocations familiales aux parents d’enfants coupables d’absentéisme. Les renseignements sur la nationalité et l’origine pourraient aussi être utilisés par la police pour expulser des dizaines de milliers de familles sans papiers.

Avec l’interconnexion des fichiers, les espaces de vie privée disparaissent les uns après les autres. Base élèves s’inscrit dans la logique du contrôle de l’ensemble de la société.

Base élèves ne sert en rien à l'amélioration de la réussite scolaire des élèves, base élèves est par contre l’outil idéal pour un contrôle renforcé de la population.

Nous refusons le principe d’un fichier informatisé national et partageable des enfants.

Publié dans Elections 2008

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